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 Sarai sempre il mio angelo. ♥

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MessageSujet: Sarai sempre il mio angelo. ♥   Dim 15 Mar - 16:33

Zéro Sadiablo

J'étais dans le noir et je venais juste de m'en rendre compte.
Là-bas, quelque part au loin, il y avait le bruit d'une cascade, qui m'avait fait prendre conscience que l'obscurité m'entourait.
C'était un son irréel, qui se répercutait dans les environs autour de moi, un son comme fantomatique, et pourtant bien présent. Je n'avais jamais entendu un seul bruit avant lui depuis longtemps.
J'étais dans le silence et je venais juste de m'en rendre compte.

Où étais-je, alors ? Le fil de mes pensées s'embrouillait, laissant place à des images plus ou moins absurdes à tout moment, tel un bateau à la dérive qui n'arriverait pas à garder son cap.
J'étais comme dans un rêve flou. Je ne comprenais pas.

Le concert des gouttes d'eau s'écrasant contre la roche se rapprocha de mes oreilles, emmenant avec elle une brusque vague de souvenirs anciens.
Tout d'abord, ce fut une sensation de douceur et de chaleur qui envahit mon être, associés à des souvenirs encore flous, mais bien vite je ressentis une pointe d'angoisse quand ils se précisèrent.
La fin du monde. La fuite. Le refuge. La survie. Le dieu. La douleur. Ma mort.

Mais ce ne fut pas ces pénibles pensées qui me firent peur. Non, j'étais plutôt terrifié pour une autre personne que moi. Une ange, qui avait été avec moi durant toutes ces épreuves et qui avaient rendu nos derniers instants si agréables qu'elle avait annihilé toute peur de la mort par sa seule présence. C'était elle que le dieu avait voulu tuer en premier, quand nous étions sorti du refuge sous les Cascades.
Où étais-tu, mio angelo ? Où étais-tu...


« ...Alice ? »

C'était ce que j'avais crié quand j'avais ouvert les yeux.
C'était en prononçant ce nom que je venais de revenir dans la réalité.
Je n'étais plus dans l'obscurité, je n'étais plus mort.
Mon coeur, je suis revenu ! Je ne saurais probablement jamais expliquer comment, ni pourquoi, mais je suis là !


J'étais allongé à l'extérieur de la grotte dissimulée par les Cascades de la Fin, à quelques mètres de celles-ci. C'était elles que j'avais entendu dans les songes.
Je sentais l'herbe sous mon corps, et devant moi s'étendait la forêt qu'Alice et moi arpentions si souvent pour aller chercher à manger.
En me relevant, je la détaillais longuement, avant de me retourner vers les chutes d'eau. Notre refuge était juste derrière ce mur aqueux. Je m'en souvenais parfaitement.
Je crois que ce fut à cet endroit précisément que j'ai été abattu.
Et Alice ?

Sans plus attendre, je m'engouffrais dans la grotte en traversant les cascades. Je me sentais en pleine forme, si on exceptait ce doute lancinant qui me faisait mal à l'estomac. Je venais tout de même d'échapper à la Mort, sans savoir comment. Et je ne savais pas s'il en avait été de même pour ma chère moitié.
Il fallait que je m'en assure le plus vite possible. Même si je suis sûre qu'elle a réussi à s'en sortir, forte comme elle est.


De l'autre côté, il n'y avait que quelques torches pour repousser l'obscurité de l'intérieur de notre abri, mais c'était largement suffisant sans être toutefois décelable de l'extérieur, cette lueur.
Mais surtout, il y avait quelque chose de nouveau dans ce décor familier. Quelque chose d'énorme et d'inédit.
Un grand manoir. Une immense bâtisse qui n'avait pu être construite que par une seule personne au monde, dans un endroit pareil.
Depuis combien de temps suis-je mort, pour qu'elle ait eu le temps de bâtir une telle construction ?

J'essoras mes vêtements trempés par l'eau de la cascade en m'avançant à pas lents en direction de cette bâtisse, puis me recoiffa brièvement en passant les doigts dans mes cheveux.
Je me sentais un peu nerveux. Ça allait passer, c'était l'émotion.
Maintenant, je savais qu'elle était en vie.

Finalement, quand je parvins à la grande porte du manoir, je pris une grande inspiration pour me calmer, puis frappa.
Une. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit fois. Très vite.
J'affichais un grand sourire. Tout allait se passer pour le mieux maintenant.
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Alice A. SaDiablo
MessageSujet: Re: Sarai sempre il mio angelo. ♥   Mar 7 Avr - 21:04

Mon sommeil était devenu plutôt étrange, depuis que j’avais laissé la malédiction m’engloutir. Pour être totalement honnête, je ne pourrais pas vraiment parler de sommeil, plutôt de… Bah de mort. Style j’ai les yeux fermés, je ne respire pas, mon cœur bat à un rythme extrêmement lent et je suis aussi froide que la glace. Une sorte d’hibernation. Toujours est-il que je n’arrivais plus à être aussi vigilante qu’avant. Les bruits me réveillaient toujours, mais avec un temps de retard. Les odeurs ne me parvenaient pas. Quand à la Lumière… Elle m’éblouissait. J’ouvris les yeux à environ dix-huit heure, comme presque toujours. Dès que le Jour tombait, je me réveillais en sentant mes pouvoirs être utilisés sans que je l’ai vraiment décidé. À l’inverse, dès que la Nuit déclinait, j’étais juste pour me rendre dans ma chambre avant de tomber de fatigue. Je m’étirais comme un chat avant de bondir hors de mon lit et de passer un jeans et une camisole rouge, puis sortis, laissant le lit défait.

À en juger par l’absence totale de lumière dans le manoir, Aube n’était toujours pas rentrée. Je m’arrêtais devant le miroir du couloir, mettant un semblant d’ordre dans mes cheveux, laissés libres. J’ouvris ensuite légèrement la bouche pour regarder mes crocs. Blancs, pointus, des armes mortelles plus tranchantes que des lames de rasoirs. Levant les yeux au ciel, je continuais ma route, agacée. Je pris trois fois à droite, puis m’engouffrais dans ma salle de musique. Il n’y avait toujours aucune lumière, mais j’y voyais parfaitement bien. Je me laissais tomber sur le canapé et attrapait le carnet qui se trouvait dessous. Je le serrais un moment contre moi, puis l’ouvrit doucement. C’était un vieil album photo, rendu fragile par le passage du temps. Je l’ouvris à la première page et sourit tristement en me retrouvant face à une version plus jeune de moi. Je regardais l’objectif avec un air surpris et un peu offensé. Sur la suivante, je souriais, la tête appuyée sur l’épaule de Zéro. Sur une autre je tirais la langue… Il appartenait à Zéro, donc, la plupart était des photos de moi, mais il y en avait quelques-unes de nous deux. Toute en noir et blanc. Je refermais le livre juste après que, grâce à mes réflexes inhumains, j’ai rattrapé une larme écarlate avant qu’elle ne tombe sur une photo. Laissant le carnet sur le canapé, j’allais m’asseoir sur le banc du piano tout en tentant d’empêcher les larmes qui envahissaient mes yeux de couler. L’exercice ne tarda pas à m’aveugler, le Sang transformant tout en une mer de rouge. Sans m’en préoccuper, je laissais mes doigts courir sur les touches que je connaissais par cœur depuis longtemps déjà, entonnant une mélodie que je n’avais pas jouée depuis longtemps.


« C'est l'SOS d'une jeune fille en détresse, privée d'âme et d'espoir
Elle ferme les yeux pour que rien ne la blesse
Egarée sur le trottoir elle rêve d'une autre histoire, d'un futur sans erreur
A s'infliger le pire pour une vie meilleure
C'est l'SOS d'une jeune fille en détresse

Mais rien ne va, elle avance vers son malheur à chacun de ses pas
Elle crie sans voix
Si Dieu ne l'aide pas mais qui le fera ?
Elle priait pour ça, elle le gravait sur ses bras
Et le sang comme une encre disait : sauve-moi
Elle prie pour ça, elle n'avait que ça.
»

Je serais brusquement les crocs, m’interrompant dans la chanson en sentant une goutte de Sang rouler sur ma joue et l’essuyais d’un geste brusque. Ne. Pas. Pleurer. Jamais. Je pris une grande inspiration et entreprit de compter les pas de Peur, le jeune guépard que j’avais recueilli après être tombé sur les cadavres de ses parents. Un, deux, trois… Je me calmais peu à peu… quatre, cinq… toc, toc. Je figeais sur place. Toc. Huit fois. * La porte. *

J’avais à peine eu le temps d’y penser que j’étais déjà dans le couloir, me déplaçant à une vitesse inhumaine pour rejoindre l’entrée. Toquer à ma porte. Qui pouvait bien être assez timbré pour toquer à ma porte? J’étais une psychopathe notoire! Et puis d’ailleurs, il était caché, mon manoir! Derrière une cascade! On s’embête pas à faire construire un manoir derrière une cascade si c’est pour que n’importe qui y est accès et puisse toquer à la porte! La seule autre personne à savoir où il se trouvait, c’était Aube et elle n’avait jamais toqué à la porte! Personne n’avait jamais toqué à la foutue porte!

Je m’arrêtais à deux mètres de la porte. Complètement. Plus de respirations, ni rien. Cette odeur… Impossible. Parfaitement impossible. Je penchais légèrement la tête de côté sur la surprise en franchissant la distance qui me séparait de la porte avant de l’ouvrir à la volée, toujours à une vitesse qui aurait été floue pour un œil humain. Comment une odeur pouvait-elle tellement ressemblée à celle de…


« Zéro…? »

Je figeais à nouveau pendant deux secondes, le temps que mes yeux confirment ce que mon odorat avait déjà capté. Puis je me jetais dans ses bras comme s’il allait disparaître dans la seconde. Je ne me rendis compte que je pleurais que lorsque je notais les quelques gouttes de Sang sur lui. Je ne regardais pas le ciel, mais si je l’avais fait, j’aurais pu remarquer que la Lune, devenue pleine en une seconde, ainsi que les étoiles vacillaient, apparaissant puis disparaissant tour à tour à cause de mon trouble et que quelques volutes de Ténèbres tournoyaient autour du manoir.

[Nyah! Et voila! Tu es content, tu l’as eu, ta chanson! Ah et c’est cette chanson-ci, d’ailleurs! [url= https://www.youtube.com/watch?v=3o5IUF5HxEE]ICI![/url]
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MessageSujet: Re: Sarai sempre il mio angelo. ♥   Dim 12 Avr - 12:09

[HRP: Eh bien voilà, tu vois quand tu veux ! :p
Cette vidéo a été bloquée... :/ ]

Quand j'avais toqué, j'étais persuadé que j'allais devoir attendre une ou deux minutes avant que la porte ne s'ouvre devant moi, et donc je commençais déjà à ronger mon frein. C'était le temps habituel pour que quelqu'un se rende compte qu'on frappe à la porte, réfléchisse à qui pourrait être là, abandonne ce qu'il était en train de faire et aille ouvrir finalement.
Mais là, ce ne fut l'affaire que de vingt secondes. L'ouverture sembla exploser d'un coup, me projetant une rafale d'air au visage avec une vitesse surprenante, et c'est alors qu'une voix murmura, avec un mot. Un seul.

« Zéro... ? »

Alice était devant moi, dans l'embrasure de la porte. Je la vis enfin, et elle aussi me vit. Ce fut un instant unique, magique, ou le temps sembla en suspension, pendant qu'elle se remettait de sa surprise de me voir. Un des plus beaux de mon existence.  
Elle n'avait que très peu changé, toujours aussi belle. Encore plus que dans mes souvenirs même. Cette fois-ci elle n'était pas habillé en noir, mais plutôt en rouge. Comme d'habitude, je trouvais que ça lui allait bien.
Ce soir-là elle était éblouissante. Mon ange était saine et sauve, et je venais de la retrouver.  

Je voulus avancer d'un pas pour l'étreindre amoureusement et ne plus jamais la lâcher, mais elle fut plus rapide que moi. Elle se jeta sur moi pour m'enlacer avec une telle vivacité que je faillis tomber à la renverse. J'eus le souffle coupé durant un petit moment, mais bien vite, je refermas mes bras derrière elle pour l'étreindre également et ferma les yeux. Elle avait gagné de la force durant mon absence, ma chère et tendre !
Nous restâmes longtemps ainsi sans rien dire, et c'était délicieux.
En rouvrant les yeux, je remarquais bien vite qu'elle s'était mise à pleurer, et je trouvais cela normal, mais c'était des gouttes de sang qui roulaient sur ses joues à la place de simples larmes. Je ne perdis pas mon sourire pour autant, mais cela m'inquiétait beaucoup. Qu'est-ce qu'il lui était arrivé ?
Dehors, la lueur de la nuit faisait des flashs, disparaissant avant de revenir tout aussi brusquement, comme si le monde entier venait de se détraquer. Plus encore ; derrière Alice, le château était en train de se faire envahir par une sorte de fumée épaisse et noire de tous côtés. Nettement, quelque chose ne tournait pas rond depuis le moment où je suis mystérieusement revenu de nulle part.
Je reposa mon regard sur Alice avec le sourire néanmoins. J'avais des tas de questions à lui poser tout à coup à propos de tout ça, mais tout cela pouvait attendre. J'étais avec elle pour la première fois depuis longtemps. Il ne fallait pas gâcher ça.

Lentement, je me mis à essuyer les larmes sanglantes d'Alice avec mon pouce, sans cesser de la fixer avec tendresse. Bientôt, quand j'eus fini, je posa mon front contre le sien, avant de prendre la parole, enfin. Mes mains se perdirent dans ses cheveux.

« -Tu m'as manqué, mio angelo. Est-ce que tu vas bien ? »

Je ne lui laissais pas vraiment le temps de répondre car aussitôt, je l'embrassa avec passion.
J'étais tellement heureux de la retrouver.
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Sarai sempre il mio angelo. ♥

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